Monastère de Geghard

Le monastère troglodyte de Geghard est l’un des monuments religieux les plus importants de l’Arménie. Perché sur le flanc d’une montagne rocheuse, le domaine construit à même la roche ou avec les pierres trouvées sur place, s’harmonise parfaitement avec son environnement. L’ensemble de ces édifices médiévaux est ainsi situé dans un paysage d’une grande beauté naturelle. Le complexe se place à l’entrée de la vallée de l’Azat, entouré de hautes falaises.

Le monastère de Geghard abrite quelques églises et tombes, dont la plupart sont troglodytiques, illustrant l’apogée de l’architecture médiévale arménienne.  C’est un magnifique centre culturel et ecclésiastique dans lequel on peut trouver, en dehors des bâtiments religieux, une école, un scriptorium, une bibliothèque ainsi que de nombreuses cellules dédiées aux prêtres.

Très riche en histoire, le monastère de Geghard est également célèbre pour les reliques qu’il abrite. La plus connue d’entre elle est celle de la lance qui blessa le Christ sur la croix. Celle-ci donna son nom actuel au monastère, Geghardavank, qui  veut dire « monastère de la lance ». Ces richesses historiques et culturelles ont faites de lui un patrimoine mondiale de l’Unesco.

Histoire

On ne connait pas la date exacte de la fondation du monastère de Geghard, mais les historiens estiment qu’il a été construit entre le VIIème au VIIIème siècle, peut être même au IVème siècle. Pour les locaux, le monastère aurait été fondé au temps des premiers chrétiens, une époque où il était dénommé Aïrivank ou « monastère rupestre ».

D’autres affirment que de nombreux moines vivaient déjà dans le domaine, dans des cellules, avant la construction des bâtiments. Ils y menaient une vie ascétique dans des grottes à flanc de falaise, qui sont accessibles uniquement par des cordes ou par des échelles. Pendant la création de l’alphabet arménien, Saint Grégoire l’Illuminateur et le catholicos Sahak Pathev y aurait vécu.

Au temps de l’invasion arabe, le monastère de Geghard, bien protégé, servait aussi de refuge pour la population.  Pourtant, en 920, il a été pillé et détruit par le régent Nasr, mais cela a poussé la famille des Prochian à fonder l’actuel monastère au XIIIème siècle. Son église principale est édifié en 1215, tandis que les chapelles en 1225.

Abritant des reliques comme la Sainte Lance, mais aussi un fragment de l’Arche de Noé, le monastère fut à cette période un célèbre lieu de pèlerinage. Quelques temps après, il est à nouveau pillé par les Mongols, puis par Tamerlan, un grand guerrier turco-mongol. En dehors de toutes ces invasions, le complexe a été aussi maintes fois endommagé par des tremblements de terre, 1127, 1679, 1847, mais il a toujours été reconstruit. Cela prouve l’importance de ce complexe aux yeux des dirigeants qui se sont succédé en Arménie. 

Le monastère de Geghard aujourd’hui

Depuis l’an 2000, le monastère de Geghard est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.  La partie la plus ancienne du domaine est en ruine, mais il reste encore des bâtiments bien conservés. La chapelle de Saint-Grégoire mérite vraiment le détour. Il y a aussi l’Église principale, Kathoghike, qui est vraiment attrayante. Sans parler du gavit, une sorte de narthex, dont la date de construction est inconnue. Le complexe possède aussi un jamatoun, un édifice religieux typiquement arménien. Bien conservée, la petite chapelle Asvatsatsine est également un bâtiment prestigieux. Aux alentours du monastère se trouve des Khatckhars dignes d’être découverts.

En dehors de ses édifices prestigieux, sachez que le monastère de Geghard est également connu pour ses incroyables paysages. Ses bâtiments en pierre se confondent bien avec les aspects de la montagne rocheuse où il est installé. Sans oublier que certaines pièces sont même creusées dans la roche.

En tant que site touristique célèbre, le monastère de Geghard abrite également à son entrée des petits stands dans lesquels des locaux vendent des articles de souvenirs. Côté hébergement, les hôtels qui  se trouvent non loin du monastère ouvrent grand leur porte aux vacanciers. Si non, pour pouvoir vivre au rythme de vie des locaux, vous pouvez aussi réserver une chambre d’hôtes.   

Que faire ?

  • À l’entrée principale, pour se confondre au décor et à la culture locale, prenez une petite pierre et faites un vœu puis jetez-la vers les petits trous sur les rochers par l’entrée. Si vous arrivez à lancer la petite pierre à travers l’un des trous, votre vœu se réalisera.

  • Toujours à l’entrée principale, arrêtez-vous chez les locaux qui vendent des bonbons traditionnels. On vous recommande vivement d’essayer les gâteaux typiques de la région, le Gata. Ceci est à emporter pendant vos promenades, car ils aident vraiment en cas de petits creux, avant d’arriver au restaurant du coin qui propose des repas traditionnels.

  • Les amateurs de randonnées pourront profiter des montagnes environnantes pour faire une belle promenade en pleine nature. En suivant les sentiers de randonnées, vous pourrez vous arrêter aux nombreux points d’observation pour apprécier les vues incroyables sur les alentours.

Que voir ?

  • Dans le complexe du monastère, vous pouvez voir l’église de la grotte d’Avazan. À l’intérieur, beaucoup de gens attendent leur tour pour boire l’eau de la source connue pour ses vertus et ses pouvoirs de guérison.

  • Il ne faut pas manquer l’église de Kathoghike pour admirer l’architecture arménienne. Elle est remarquable grâce à son gavit et les sculptures qui la décorent. À l’extérieur comme à l’intérieur, l’église est vraiment attrayante. Elle montre par exemple l’effigie d’un taureau symbolisant la suprématie d’Ivané Zakarian qui était le premier bienfaiteur du monastère.

  • Hormis les caves des moines ou les caves chapelles, découvrez aussi les résidences, les parsonages, les réfectoires et bien d’autres bâtiments religieux. N’hésitez pas à entrer dans la cave chapelle de Saint Astvatsatsin pour voir les effigies et les décorations religieuses qu’elle abrite.

  • Outre le complexe lui-même, les touristes peuvent également explorer plusieurs monuments du IVème siècle qui se trouvent au-delà de la muraille du monastère. Ces bâtiments ne sont d’ailleurs pas restaurés. L’un d’entre eux est l’église du Saint Grégoire l’Illuminateur. Les Khatchkars sont également dignes d’un petit coup d’œil.

Quand partir ?

En été comme en hiver, le monastère de Geghard attend ceux qui souhaitent passer une journée agréable. La période estivale est à privilégier pour les touristes qui aiment profiter du soleil. De plus, les routes et les sentiers battus seront secs, donc il sera plus facile d’accès.

En hiver, les paysages du monastère et ses alentours sont très attrayants. Les montagnes environnantes, couvertes de neiges, attirent les adeptes de ski. De leur côté, les bâtiments constituant le monastère deviennent plus photogéniques. L’hiver reste une occasion d’admirer les panoramas du domaine sous un autre angle.

Comment s’y rendre ?

Pour rejoindre le monastère de Geghard, il est possible de prendre un taxi ou bien un bus depuis Erevan.

L’autoroute menant au complexe en partance d’Erevan offre de magnifiques paysages et traverse plusieurs villes de Garni.

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